Représenter les sens


Les comédiennes des Mots Parleurs travaillent debout, avec un pupitre comme support du corps et de l'écrit. Valérie Delbore désigne ainsi la relation du pupitre et de la lecture : "le carcan du corps dans sa verticalité, le carcan de l'écrit dans son horizontalité". Il s'agit pour elle "d'épuiser les conventions de notre imaginaire".


Jean-louis Destot met en lumière Valérie Delbore, lisant des extraits du livre "Les Amants imparfaits" de Pierrette Fleutiaux, invitée et présente lors d'une soirée du cycle "coup de coeur" le 14 janvier 2006.


Au bar à vin du Cinéma des Cinéastes, Carole Bergen anime une lecture dans le cadre des soirées intitulées La lecture fait son cinéma. En résidence au Cinéma des Cinéastes à partir de novembre 2000, les Mots Parleurs ont créé ce cycle de lecture à voix haute, dont les auteurs ont été pour la plupart des auteurs contemporains vivants..


Valérie Delbore déplie son pupitre avant de commencer une lecture. Après une carrière de comédienne, Valérie Delbore créait en 1997 l'association Les Mots Parleurs, qu'elle dirige depuis.


Valérie Delbore exprime ainsi la finalité de son travail : "Là où habituellement il y a le spectacle, les Mots Parleurs cherchent la représentation des sens, pour donner à sentir et à ressentir".


Dans la chorégraphie de la lecture à voix haute, les mains occupent une place essentielle dans l'espace. Elles déplient et placent le pupitre, et le geste incarne les mots au même titre que la voix donne à entendre. L'objectif des Mots Parleurs est ainsi de donner à entendre et à voir la pluralité des sens


Valérie Delbore et Carole Bergen prêtent leurs voix à l'évocation des titres des écrits lus dans le cadre des lectures présentées lors des Samedis littéraires de l'Hôtel Lutetia. Du printemps des poètes aux Petites Scènes capitales de Sylvie Germain en passant par le centenaire de l'hôtel Lutetia, qui donna lieu à une commande d'écriture exceptionnelle.


Qu'elle soit à une ou plusieurs voix, la forme de la représentation est toujours épurée, c'est-à-dire non théâtralisée, pour donner au public l'essence de la création littéraire et la perception aiguë des sens qui y sont liés.


Durant cinq ans, de 2009 à 2014, Valérie Delbore et Carole Bergen ont prêté leur voix aux Samedis littéraires du prestigieux Hôtel Lutetia. Au fil des lectures, elles ont donné vie aux écrits de nombreux auteurs contemporains et classiques.


La lecture n'est pas traitée sous une forme minimaliste, car s'il ne s'agit pas d'incarner des personnages, il y a une réelle volonté à incarner les mots. Les Mots Parleurs en font ainsi un art à part entière.


Valérie Delbore, crayon à la main, annotant un texte pour en préparer la lecture, seule ou en compagnie d'autres lecteurs ou lectrices.


Carole Bergen, comédienne et réalisatrice, est de longue date l'une des lectrice des Mots Parleurs. Elle écarte ici les mains comme l'on prend une respiration, avant que sa voix ne vienne rejoindre son geste.


Lors d'une lecture donnée à l'hôtél Lutetia, dont les salons accueillir les comédiennes des Mots Parleurs de 2009 à 2014, Carole Bergen prête sa voix et son energie à l'écrit qu'elle donne à entendre et à voir.


Au fil des lectures, Valérie Delbore a prêté sa voix à de nombreux textes... Guy de Maupassant, Carmelo Bene, Elfriede Jelinek, Eduardo Mendoza, Bruno Allain, Henry Bauchau, J.Benameur, Samuel Beckett ou Pablo Neruda pour ne citer qu'eux.


Durant cinq ans, de 2009 à 2014, Valérie Delbore et Carole Bergen ont animé les Samedis littéraires du prestigieux Hôtel Lutetia. Au fil des lectures, elles ont donné vie aux écrits de nombreux auteurs contemporains et classiques.


De l'Odéon théatre de l'Europe, l'Atalante, l'Etoile du Nord, le théatre de l'Onde, le Studio 28, l'Hôtel Lutetia, le Pont-Royal les Mots Parleurs ont su nouer des partenariats prestigieux pour sensibiliser à la lecture et à l'écriture et faire découvrir des textes d'auteurs à de nombreux publics.


Valérie Delbore et Carole Bergen offrent une lecture à deux voix. À tour de rôle, chacune donne à entendre un passage de l'écrit et lui prête vie. Leurs voix transcrivent le texte en une mélodie sonore et gestuelle dans laquelle le mouvement ne fait qu'un avec l'écrit.


Du printemps des poètes aux Petites Scènes capitales de Sylvie Germain l'Hôtel Lutetia accueillit entre autres Témoins à charge ou la comparution d’Eros et Thanatos devant les hommes de Jean-Pierre Siméon, Bella Ciao d'Eric Holder, Géométrie d'un rève d'Hubert Haddad, Autoportrait bleu de Noémie Lefebvre, pour ne citer, parmi de nombreux écrits, que ces textes-là.

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